EPST/Lubumbashi: le préfet des études du collège Flora 2 précise que la scène de l’élève filmée en état d’ébriété s’est passée au-delà de 17 heures loin de l’école

 EPST/Lubumbashi: le préfet des études du collège Flora 2 précise que la scène de l’élève filmée en état d’ébriété s’est passée au-delà  de 17 heures loin de l’école
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Après plusieurs vives réactions spontanées et des commentaires remplis d’accusations gratuites contre le collège Flora 2, une école privée agréée de la ville de Lubumbashi, à la suite d’une vidéo fortement relayée dans les réseaux sociaux, dans laquelle l’on peut facilement voir une jeune élève ivre et couchée à même le sol, monsieur Mande Nestor, préfet des études de cette école, n’a pas tardé à fixer l’opinion sur le lieu et l’heure pendant laquelle la scène de la fille s’est déroulée.

D’après monsieur le chef d’établissement, c’est devant le cybercafé d’un certain Patcho, au niveau de Ouagadougou, aux environs de 17 heures que la fille a été filmée en état d’ébriété après qu’elle ait pris du whisky.

« Ce jour là, nous avons bien fini notre journée à l’école et je suis même allé à l’église. C’est pendant que j’étais en prières, que j’ai reçu le coup de fil d’un collègue préfet pour m’alerter sur la situation. Il m’a dit que je suis au niveau de Ouagadougou où une élève de ton école est ivre couchée par terre. Rapidement, on s’est organisé pour que ses parents soient informés et qu’ils viennent la prendre. Cette histoire ne s’est pas passée ici à l’école, où nous veillons sur la qualité de leur éducation, avec une discipline qui fait partie de nos qualités. Nous n’avons jamais connu des cas pareils à l’école avec nos élèves que nous savons bien encadrer. » A-t-il confirmé.

D’après plusieurs commentaires des internautes, cette élève se serait enivrée à son école avec ses collègues de classe. Considérant que l’école est un milieu d’éducation, certains condamnent la légèreté de la discipline et la passivité des responsables de l’école.

Aussitôt saisi, monsieur Nicolas Nyange Bizy, inspecteur principal provincial du Haut-Katanga1, s’est rendu vendredi 10 février 2023 à cette école pour s’enquérir de la situation.

Après échanges avec le préfet des études, les élèves condisciples de la fille qui s’était enivrée, ainsi que leurs parents, il a été clairement établi que la scène s’est déroulée très loin de l’école, dans un cybercafé où elle imprimait son devoir, après les heures des cours.

« Nous reconnaissons que l’élève est d’ici chez nous; nous avons été saisis par les gens qui ont assisté à la scène. Nous avions appelé ses parents qui ont d’ailleurs confirmé que c’est pour la deuxième fois que ceci arrive. Il n’y a aucun élève, qui a pris de l’alcool en classe, pendant les heures des cours, comme on le dit sur la toile. Moi, par exemple, j’ai été appelé pendant que j’étais en prières. Ce qui signifie que l’école avait déjà fermé ses portes. » A renchéri le préfet.

Selon sa collègue de classe, qui avait assisté à la scène, elle n’avait pris qu’une gorgée du whisky qui était sur la table d’ordinateur au cybercafé d’un certain Patcho.

« Nous étions au cybercafé pour imprimer nos devoirs, autours de 17 heures passées. Elle a vu la bouteille sur la table d’ordinateur, elle a demandé. Quelques minutes plus tard, elle me dira qu’elle ne se sentait pas bien. Elle s’est déplacée et m’a supplié pour que je contrôle l’impression de son devoir et que je lui garde les papiers. À son retour, je l’ai vu bizarre, troublée et agitée. C’est comme ça que les gens du cybercafé ont insisté qu’on la déverse de l’eau sur la tête afin de la soulager. Après, on a appelé son père, qui était venu la prendre. Ce n’était pas ici à l’école, car le cybercafé en question est loin d’ici. » Témoigne sa collègue.

Sur place, monsieur l’IPP a martelé sur la discipline qui doit être de rigueur dans le milieu scolaire pour que les élèves acquièrent une bonne éducation.

« Je note que la scène s’est déroulée ailleurs, et non à l’école. Je vous enjoint de renforcer la discipline pour que les élèves reçoivent des valeurs intellectuelles dans leur école. Je condamne fermement cette scène. » S’est ainsi exprimé monsieur Nicolas Nyange Bizy.

Il est désormais clairement établi que l’école n’a failli dans sa discipline. D’après le préfet, l’élève en question est nouvellement inscrite depuis début janvier. Ses parents disent l’avoir sorti de l’ancienne école, pour le même cas qui les avait déshonoré.

Gédéon ELONGA Béni/HABARIKWERI.NET

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