Assises politiques de l’opposition à Lubumbashi : découvrez les huit exigences du bloc Katumbi, Matata, Fayulu et Sesanga qui se sont décidés d’unir leurs idées et forces pour mener des actions communes en vue d’obtenir l’organisation des élections crédibles dans le délai constitutionnel

 Assises politiques de l’opposition à Lubumbashi : découvrez les huit exigences du bloc Katumbi, Matata, Fayulu et Sesanga qui se sont décidés d’unir leurs idées et forces pour mener des actions communes en vue d’obtenir l’organisation des élections crédibles dans le délai constitutionnel
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Quatre opposants congolais notamment Moïse Katumbi, Augustin Matata, Martin Fayulu et Delly Sesanga, ont organisé des assises politiques ce vendredi 14 avril 2023 à Lubumbashi, deuxième ville de la République Démocratique du Congo, au cours desquelles ils ont sans surprise officialisé leur bloc des candidats à l’élection présidentielle, en vue de bien mener leur lutte politique.

Contrairement à ce que plusieurs congolais entrevoyaient dans la suite des consultations internes entreprises par ces ténors de l’opposition, les assises étaient organisées pour d’abord officialiser leur regroupement des opposants et ensuite, signer une déclaration commune qui représente désormais pour eux, une boussole dans la poursuite de leurs actions politiques.

Selon la déclaration commune signée par les quatre leaders de l’opposition congolaise et lue par Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, président de Ensemble pour le Changement, ce nouveau bloc reste attaché à la constitution et aux lois du pays ainsi qu’à leur application stricte. Ils ne ménagerons aucun effort pour que la République Démocratique du Congo reste uni et indivisible.

« Nous déclarons solennellement notre attachement sans faille à la constitution et aux lois du pays, ainsi qu’à leur application stricte. Nous ne ménagerons aucun effort pour que la République Démocratique du Congo reste uni et indivisible. » A-t-il lu.

Après avoir énuméré plusieurs points qui décrivent d’après leur lecture, la situation actuelle du pays et de ses institutions, les quatre opposants qui se sont déclarés candidats à l’élection présidentielle prochaine posent huit exigences et sollicitent l’accompagnement de la population qu’ils considèrent meurtrie par le pouvoir politique actuel.

« Ainsi, nous exigeons la désignation consensuelle des animateurs des organes de la CENI; la révision de la loi électorale; la recomposition de la cour constitutionnelle; la fin de l’instrumentalisation des institutions politiques, judiciaires et fiscales, contre les candidats présidents; la fin des arrestations arbitraires des hommes politiques, journalistes, activistes de la société civile, et la libération de tous les prisonniers politiques; la fin des tueries dans le Grand Kivu, en Ituri, dans le Grand Katanga, dans le Grand Bandundu et à l’Est de Kinshasa; la conduite urgente d’un audit externe des opérations d’identification et d’enrôlement en cours, en vue de la production d’un fichier électoral intègre reflétant les réalités démographiques de chaque circonscription électorale ainsi que la présence des observateurs nationaux et internationaux pendant tout le processus électoral. Nous nous engageons à demeurer solidaires dans l’unité d’idées et d’actions pour faire aboutir la lutte du peuple congolais pour un véritable État de droit. » Ont-ils annoncé.

Pour faire aboutir ces revendications, les quatre opposants congolais annoncent la mise en œuvre d’une série d’actions en commençant par une marche de dénonciation de l’insécurité grandissante au pays, de la vie chère, de la misère du peuple, et du processus électoral chaotique, le 13 mai à Kinshasa.

Réagissant chaudement à cette déclaration, Cox Muyangi, homme politique et membre de l’union sacrée de la nation, qualifie d’aventure l’initiative prise par ceux qu’il appelle des comédiens qui font du théâtre pour insulter le peuple.

« Voir des gens qui ont très mal géré ce pays, revenir aujourd’hui en donneurs de leçon, ça s’appelle une génération spontanée, fables de la Fontaine et des aventures pures et simples. Et puis c’est de l’insulte, envers ce grand peuple congolais, car nous connaissons les detourneurs de l’argent du projet Bukanga lonzo, et ceux qui ont hypothéqué la valeur d’une grande province pour valoriser une équipe de football. Ça s’appelle en français, des comédiens qui font du théâtre. » A-t-il réagi.

Cette activité a mobilisé plusieurs militants et cadres des partis de ceux ténors de l’opposition, qui ont assisté activement à la signature de la déclaration, dans la salle du centre ARUPE aux après-midi.

Gédéon ELONGA Béni/HABARIKWERI.NET

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