Situation sécuritaire à l’Est ; plusieurs manifestations à Kinshasa devant les ambassades de la Grande Bretagne et la  France accusées de soutenir Kigali

 Situation sécuritaire à l’Est ; plusieurs manifestations à Kinshasa devant les ambassades de la Grande Bretagne et la  France accusées de soutenir Kigali
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La situation sécuritaire à l’Est de la RDC reste dans un état de grande tension et préoccupante pour plusieurs forces vives du pays.
Après une deuxième bombe larguée par les forces négatives, la situation est restée tendue ce vendredi 9 Février à GOMA où les combats se sont intensifiés ces derniers jours entre les forces gouvernementales et la rébellion du M23.

Pour condamner la calamité de ce conflit armé, plusieurs messages dénonciateurs ont été médiatisés sous plusieurs formes dont la plus fléchée a montré les ministres congolais, lors de leur 124em conseil présidé par le chef de l’État, s’afficher avec le fameux signe qui dénonce le silence coupable.

Comme pour guillotiner définitivement ce silence blâmable, un groupe de militants de quelques mouvements citoyens a manifesté ce vendredi 9 février devant les ambassades de la Grande Bretagne et de la France à Kinshasa.

Ces citoyens écœurés ont barricadé la route et brûlé des pneus pour exiger la fermeture de ces représentations diplomatiques pour leur passivité dans la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Ils exigent de ces ambassades de sanctionner le Rwanda qui agresse la RDC comme le démontrent plusieurs rapports de l’ONU.

Notons que plusieurs habitants paniqués de Sake, localité stratégique sur la route de Goma, se sont enfuis mercredi pour échapper aux bombardements et se sont ajoutés aux centaines de milliers de déplacés déjà agglutinés dans les faubourgs du chef-lieu du Nord-Kivu.

Selon le Comité international de la Croix-rouge (CICR), l’hôpital qu’il soutient à Goma a reçu, pour la seule journée de mercredi, 58 blessés par arme, dont 31 civils.

Les sources sur place à Sake renseignent que des combats se sont poursuivis vendredi dans les collines surplombant la ville. « Les FARDC continuent à pilonner des positions du M23 à Malehe et Jérusalem », ont-elles rapporté à Habari kweri.net, ajoutant que les combats se rapprochent encore une fois de Sake et la panique gagne du terrain alors que, ajoutent-elles, le M23 a reçu des renforts.

Dans cet urgent contexte de crise, le ministre national de la Défense, Jean-Pierre Bemba, est arrivé vendredi à Goma pour une visite de terrain.

Rappelons que le M23, mouvement majoritairement tutsi apparu en 2012 et défait l’année suivante, a repris les armes en novembre 2021, reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la réinsertion de ses combattants.

La RDC accuse le Rwanda et ses « supplétifs » du M23 de vouloir faire main basse sur les minerais de l’Est congolais. Le M23 affirme de son côté défendre une frange menacée de la population et réclame des négociations, que Kinshasa refuse, excluant la possibilité de discuter avec des « terroristes ».

Serges MAGNE/HABARIKWERI.NET

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